Je t'ai aperçu c'était génial
et puis tu m'as souri et j'étais au paradis.
L'un en face de l'autre
simplement du bonheur pendant quelques heures.
T'as fait le premier pas et moi j'y croyais pas
quand tu m'as parlé, sérieusement je pensais rêver.
T'étais dingue avec ton petit sourire
je ne sais pas si c'était de la gêne mais tu me faisais frémir.
Là t'avais pas le temps
mais tu voulais me revoir
et tu m'as donné rendez-vous un soir.
Moi je me taisais et toi tu parlais
de tout, de rien, peut-être de notre destin.
Tes yeux, ton corps, tout me plaisait
c'est à cet instant que je me suis attachée.
J'ai bien vu que quelque chose n'allait pas
mais j'ai pas compris tout de suite que c'était chez toi
quand je t'ai demandé t'as pas répondu
t'as juste baissé les yeux et je m'en suis voulue.
On est sortis ensemble et je me posai plus de questions
jusqu'au jour où t'as débarqué chez moi
t'avais besoin d'argent tu m'as pas dit pourquoi
juste que c'était urgent.
A ce moment, dans tes yeux, j'ai lu que t'étais perdu
et j'ai deviné que si je faisais rien
ça nous ferait pas de bien.
Je t'ai dit de m'écouter
mais je savais pas quoi te dire, j'allais me mettre à pleurer.
Toi, t'as rien voulu savoir
tu t'es tiré mais j'ai réussi à te rattraper
et puis j'me suis lancée dans les explications
je t'ai dit que si tu te droguais, vraiment, c'était trop con.
J'arrivais à deviner les larmes sous tes paupières
je savais que t'avais quelque chose à me dire
mais t'osais pas le faire.
Je voulais te prendre dans mes bras
mais je commençais à avoir peur de toi
résultat nos yeux s'évitaient
et pourtant, je te jure, le monde tournait.
Vraiment tu bougeais plus
je serais partie tu l'aurais même pas vu ;
tu me connais j'en aurai pas eu le courage
de toute façon te laisser comme ça
c'est pas une réaction à mon âge.
Je pouvais pas fuir ni te laisser partir
c'était trop risqué, j'aurais mis ta vie en danger.
Je t'ai dis que je savais pas quoi faire
surtout fallait pas que je désespère
alors t'as répondu que c'était comme ça
de toute façon toi non plus tu savais pas.
Tu t'es remis à parler
et calmement tu m'as expliqué :
dans ta tête c'est ta vie
mais la drogue c'est un jeu
et un jour tout le monde y sera pris.
Là tu m'as fais peur
je sentais presque plus battre mon c½ur
je m'suis dit que ça m'arrivera pas
jamais je toucherai à ça.
Fallait que je t'en sorte c'était certain
et pour cela tu avais juste à me tendre la main
le problème je savais pas par où commencer
et toi tu pouvais pas vraiment me renseigner.
Je devais savoir ce qui t'avais pris
il paraît que c'était avec des potes, une nuit
on t'en a proposé parce que t'allais pas très bien
tu t'es dit que juste une fois ça te ferait rien.
Le problème, c'est devenu une habitude
et puis au moins ça te sortait de ta solitude
tu les voyais, tu recommençais
et comme eux, toi aussi tu t'en foutais.
Quand tu t'es rendu compte que t'étais allé trop loin
tu n'y pouvais plus rien
c'était impossible de faire marche arrière
alors t'as laissé faire.
Jusqu'à aujourd'hui...
Toi et moi on a fait un marché
parce qu'à deux on a plus de volonté
et dans le froid, sous la lumière de la lune
doucement on s'est embrassés
pour nous prouver juste à nous
que l'amour est plus fort que tout...
Elle m'a donné envie de publier ces lignes, restées dans un tiroir depuis plus de quatre ans...
Il m'a donné envie de me remettre à écrire, tout simplement.
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